En tant que Conseiller Général du canton d’Ardres, et membre de la Commission Education, Jeunesse, Culture au Conseil Général, j’avais convié les directeurs des écoles du canton et les délégués de parents d’élèves à une réunion de travail à Landrethun les Ardres, le mardi 15 février.

Certaines écoles du canton sont confrontées à plusieurs problèmes importants dont des menaces de fermeture de classe.
Je souhaitais donc rencontrer et écouter les personnes concernées afin d’envisager ensemble les points qui pourraient être travaillés à l’échelle du canton.

Une quarantaine de personnes était présente à cette réunion. Il y avait des représentants des écoles d’Ardres, Landrethun les Ardres, Rodelinghem, Eperlecques, Mentque-Nortbécourt, Zouafques, Nortleulignhem.

C’est Monsieur Berly, maire de Landrethun, qui a accueilli les participants précisant que les maires présents (Messieurs Loquet Ardres, Vasseur Rodelinghem et lui même) n’étaient pas là en tant qu’intervenants, mais pour écouter les parents d’élèves et travailler tous ensemble pour la défense de nos écoles.

J’ai proposé un tour de table et chacun a pu se présenter puis a été invité à s’exprimer.

Mr Piquet, délégué de parents d’élèves d’Ardres, a considéré que « l’idée de fermetures et suppressions de classes est une stupidité, qu’il n’y a eu aucune concertation, aucun avis sollicité face aux 2 fermetures envisagées face au manque de 17 enfants ».
Sur Rodelinghem, « le danger est de voir les parents mettre les enfants ailleurs, engendrant ainsi la mort de l’école, ce qui va tuer les villages ».

Le Directeur de Landrethun les Ardres s’exprimant en tant que parent d’élève a considéré que « pourtant sur le plan psychologique, que si les parents ne sont pas là, l’école stimule l’enfant, développe son langage, lui permet le contact avec d’autres enfants ; un psychologue peut intervenir pour la progression des -3ans ». Avis que je partage.

J’ai lu la motion que mon groupe et moi même avons voté au Conseil Général le 7 février, indiquant que je n’étais pas d’accord avec toutes les décisions du gouvernement. Les participants ont approuvé le vote de la motion de mon groupe et moi-même au Conseil Général,  motion montrant mon désaccord, et apportant mon soutien aux parents. Tous ont indiqué qu’il y a lieu de maintenir le service public.

J’ai insisté sur le fait que tous les participants à cette réunion de travail étaient là pour « tirer dans le même sens ».

Mr Piquet m’a demandé si ma fonction pouvait aider dans cette démarche. Je lui ai répondu que mon rôle de Conseiller général est de faire remonter ce désaccord à l'Éducation Nationale, ce que j’ai déjà fait et que je vais poursuivre.

Les présents se sont accordés pour dire que tout se joue avant l’âge de 6 ans, et que si les 2 ans ne sont pas comptabilisés, faveur est alors donnée à l’école privée, sachant que l’école est possible à partir de 2 ans mais n’est obligatoire qu’à 3 ans.

Les grandes villes pourront apporter des solutions alors que les campagnes n’en n’auront pas les moyens.

Il est également indiqué qu’il ne faut pas supprimer les RASED. J’ai précisé que la motion que j’ai signée, souligne ce point.

J’ai indiqué qu’en commission permanente en 2010, j’ai soutenu et voté 150.000€ de subventions en faveur des écoles d’Ardres, Balinghem, Bonningues les Ardres, Brêmes les Ardres, Clerques, Nordausques, Recques et Rodelinghem. 

Je me suis engagé à poursuivre mon action, notamment, faire remonter toutes ces informations à l'Éducation Nationale.

J‘ai indiqué être également favorable à ce qu’on donne leur chance à tous les enfants d’apprendre le plus tôt possible.

J’ai remercié les personnes présentes, en renouvelant ma détermination à agir pour les écoles du canton. Je me suis engagé à garder le contact avec les participants et à les informer des suites pouvant être données à cette rencontre.