C'est sous ce titre que la Voix du Nord a publié un article mentionnant la réunion que j'avais initiée à Landrethun les Ardres sur le problème des menaces de fermeture de classes dans le canton:

Les fermetures de classes et l'accueil des enfants de deux ans font débat

samedi 19.02.2011, 05:08 - La Voix du Nord

 Elus et parents d'élèves ont soulevé de nombreux problèmes.
Elus et parents d'élèves ont soulevé de nombreux problèmes.

| LANDRETHUN-LÈS-ARDRES |

Mardi, à la salle polyvalente, à l'initiative de Bernard Carpentier, conseiller général, s'est tenue une réunion de travail où étaient invités les représentants des parents d'élèves du canton d'Ardres et les élus du secteur, les directeurs d'écoles étant également sollicités mais touchés par un devoir de réserve.

« La mort des écoles de nos villages »

Le but de cette réunion était de faire remonter au conseil général les réflexions des uns et des autres concernant ces fermetures difficilement tolérées. Les parents d'élèves des écoles d'Ardres, de Bois-en-Ardres, de Landrethun-lès-Ardres, d'Éperlecques, et des RPI de la Hem (Audrehem/Bonningues-lès-Ardres/Clerques), de Louches/Zouafques, de Balinghem/Rodelinghem et de Mentque-Nortbécourt/Moringhem étaient présents ainsi que les maires d'Ardres, de Landrethun-lès-Ardres et de Rodelinghem.

« Si vous êtes aussi nombreux ici ce soir, c'est certainement que ces décisions académiques vous dérangent et qu'il y a un problème », soulignait d'emblée Bernard Carpentier.
« C'est simplement la mort des écoles de nos villages. On ne peut pas se satisfaire d'avoir une éducation à deux vitesses où certaines écoles seraient favorisées, qu'elles soient publiques ou privées, concernant l'accueil des enfants de deux ans. Même si certains spécialistes assurent que ce n'est pas bon pour l'enfant, je constate que, chez mes propres enfants, l'école à deux ans a été plus profitable pour celui qui y est allé », notaient les parents d'élèves et les élus.

« D'autre part, je m'étonne, monsieur le conseiller général, que vous vous inquiétiez de ces fermetures sachant que vous soutenez la majorité présidentielle qui approuve ces mesures », faisait remarquer un parent.
« Je me suis toujours opposé à celles-ci, participant même aux manifestations contre les fermetures. Mon travail est ici de recueillir vos avis », répliquait l'élu. « Enfin, nous pensons à ces parents qui travaillent, et qui pensaient que leur enfant serait à l'école à la rentrée prochaine, sachant qu'il n'y a plus de nourrices disponibles. D'autre part, en France, les crèches et les jardins d'enfants ne sont pas développés. C'est désormais un souci pour les parents. On ne peut pas dire qu'on parie sur l'éducation et lui retirer tous ses moyens. L'ensemble de ces mesures est une catastrophe pour l'enseignement français », concluaient parents et élus.

À ce titre, le conseiller général semble avoir trouvé un soutien de poids puisqu'un certain nombre d'enseignants, ayant reçu les palmes académiques, une distinction majeure dans le monde éducatif, les ont renvoyées au ministère de l'Éducation nationale afin de protester contre ces mesures « purement budgétaires ».